Un programme architectural ambitieux : préserver, réinventer et transmettre
Depuis les années 1990, le château de Lichtenberg fait l’objet d’un vaste programme de valorisation destiné à redonner vie à cette forteresse emblématique des Vosges du Nord. Porté par la Communauté de Communes du Pays de La Petite Pierre, ce projet architectural vise à préserver un patrimoine unique tout en l’adaptant aux usages culturels et touristiques d’aujourd’hui en alliant respect du patrimoine et innovation architecturale.
L’ampleur et la qualité de ce projet ont permis au château de Lichtenberg d’obtenir le label Architecture contemporaine remarquable, qui souligne la pertinence et l’excellence des interventions menées sur le monument.
Des ajouts contemporains audacieux
Sélectionnés par concours, les architectes Andréa Bruno et Jean-Pierre Laubal ont imaginé un réaménagement qui respecte l’histoire du château tout en y intégrant des éléments contemporains. Les anciens murs de grès rose ont été restaurés selon les techniques traditionnelles des Monuments Historiques, garantissant l’authenticité des volumes et des matériaux. Une fois cette étape achevée, des structures modernes en cuivre, verre et bois ont été ajoutées aux parties restaurées afin de redonner une cohérence d’usage au site. Ces interventions sont volontairement réversibles, permettant, si les générations futures le souhaitent, de retrouver le château dans son état d’origine.
Pourquoi intégrer une architecture contemporaine ?
Avec plus de 9 siècles d’histoire, le château de Lichtenberg a traversé de nombreuses périodes architecturales. Choisir un seul état de restauration aurait été arbitraire, chaque époque a son importance et y a laissé son empreinte. De plus, nous ne possédons pas la documentation nécessaire pour nous permettre d’effectuer une restauration à l’identique d’une période précise. De plus son histoire n’a jamais été figée, chaque occupant a constamment transformé le lieu selon l’utilisation qu’il en faisait : un château résidence de seigneurs, une forteresse pour les soldats, un abri pour les habitants durant la guerre, un lieu culturel et touristique…
Des campagnes de fouilles ont permis d’améliorer la connaissance du monument, mais pas suffisamment pour figer sa reconstruction. C’est finalement l’architecture contemporaine qui a été choisi pour la continuité chronologique, valoriser les vestiges restant et pour intégrer le château dans notre siècle.
Des campagnes de fouilles ont permis d’améliorer la connaissance du monument, mais pas suffisamment pour figer sa reconstruction. L’option d’une architecture contemporaine s’est imposée comme un choix cohérent : elle assure la continuité chronologique et inscrit le château dans le XXIᵉ siècle.
Chaque époque a façonné le lieu selon ses usages. L’ajout d’éléments contemporains s’inscrit donc dans cette logique historique : un château vivant, évolutif, qui continue d’être un repère culturel et architectural majeur du territoire.
Cette réhabilitation audacieuse, qui dialogue avec les vestiges du passé, a valu au château de Lichtenberg le label Architecture Contemporaine Remarquable, reconnaissant la qualité et l’intérêt patrimonial de cette transformation.
Un château en perpétuelle transformation
Les interventions menées depuis les années 1990 ont permis de transformer les espaces en un véritable équipement culturel : auditorium, salles d’exposition, espaces pédagogiques, boutique, billetterie… Œuvrant dans la lignée de l’histoire du site, ces aménagements permettent au château de rester un lieu vivant, accueillant et tourné vers l’avenir. Les travaux de restaurations d’envergure se poursuivent pour préserver le monument :
Architecture des XXe et XXIe siècles.
Depuis les années 1990, la forteresse fait l’objet d’un programme de valorisation destiné à faire revivre les lieux. C’est la Communauté de communes du Pays de La Petite Pierre, maître d’ouvrage, qui a conduit le projet. Les architectes Andréa Bruno et Jean-Pierre Laubal ont été sélectionnés par concours pour concevoir le projet de réaménagement du château. Les anciens murs de grès ont été restaurés selon les méthodes traditionnelles des Monuments Historiques. Ce n’est qu’ensuite qu’ont été rajoutées les structures de cuivre, de verre et de bois aux bâtiments restaurés. Les apports des XXe et XXIe siècles sont clairement identifiables. Ils sont réversibles et pourront être retirés pour permettre aux générations futures de retrouver le site dans son état antérieur.
Le choix du rajout de l’architecture contemporaine n’a pas été facile. Mais plus difficile encore aurait été de choisir une période de restauration : plus de 9 siècles d’existence, quel moment choisir ? Chaque époque a son importance. De plus, nous ne possédons pas la documentation nécessaire pour nous permettre d’effectuer une restauration à l’identique. Toutefois, une campagne de fouilles a permis d’élargir nos connaissances. C’est finalement l’architecture contemporaine qui a été choisi pour la continuité chronologique et pour intégrer le château dans notre siècle. Son histoire n’a jamais été figée, chaque occupant a transformé le lieu selon l’utilisation qu’il en faisait : un château résidence de seigneurs, une forteresse pour les soldats, un lieu culturel et touristique…
Travaux sur le monument
Au château de Lichtenberg, vous trouverez trois types d’interventions possibles sur un monument en ruine :
- La restauration du site : il est nécessaire de consolider et de stabiliser les murs pour éviter la dégradation naturelle due à l’érosion du temps.
- La restauration à l’identique sur le corps de garde/accueil : il existe des plans d’archives militaires et ce bâtiment n’a connu qu’une seule fonction.
- La réhabilitation : c’est une reconstruction différente pour adapter le bâtiment à de nouvelles fonctions.
L’équipement culturel est complet. Des espaces ont été aménagés pour des utilisations variées : auditorium pour les spectacles, concerts, conférences et expositions ; salles d’expositions ; espace pédagogique ; billetterie, boutique et cafétéria dans le Pavillon des Dames ; salle de répétition théâtrale dans la Caserne… Le château dispose de nombreux espaces libres à la création, exploités depuis plus de dix ans.
